Le roman russe de Nikita Haikin, gardien de Bodø/Glimt
À 30 ans, Nikita Haikin vit une saison qu’il n’imaginait pas. Le gardien de Bodø/Glimt, qui a prolongé ce week-end, peut rêver en grand avec en ligne de mire un quart de finale de Ligue des champions. Son père, à l’inverse, se fait petit. Ancien oligarque russe, Ilya Haikin a dû fuir la Russie. Sa cavale qui a influencé la carrière de son fils.
L’URSS, c’est fini. Nous sommes le 26 décembre 1991, et ce matin, ce n’est pas le drapeau soviétique qui flotte sur le Kremlin. Le rouge, le bleu et le blanc donnent la couleur d’un pays qui va devoir se réinventer. Quatre ans plus tard, à Netanya en Israël, naît Nikita Ilyich Haikin, ou Khaikin, Haykin, Khaykin ? Enfin bref, Никита Ильич Хайкин, c’est plus simple ? Ilyich, ça veut dire « fils d’Ilya », et Ilya Haikin, ce n’est pas n’importe qui. La famille ne le sait pas encore, mais dans 30 ans, le nouveau-né jouera un huitième de finale de Ligue des champions avec Bodø/Glimt, une surprise venue de Norvège où il n’était pas prédestiné à mettre les pieds.
Il faut rembobiner, encore : papa Haikin a fait fortune dans les années 1990, quand l’URSS, devenue Russie, privatise ses domaines. Michel Liégeois, professeur de relations internationales à l’UC Louvain, explique qu’à la chute de l’Empire soviétique, certains s’en sont mis plein les poches : « Tout est privatisé en un rien de temps. On a des fortunes qui se sont faites très vite par des individus qui étaient là au bon moment et qui ont su profiter d’un système qui a pris du temps à se stabiliser. » De là part la drôle d’histoire familiale du dernier rempart de Bodø.…
par Ethan Ameloot pour SOFOOT.com
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